Henriette de Lorraine, impétueuse Princesse de Phalsbourg et Lixheim

Cornelis Galle II, Henriette de Lorraine, gravure sur cuivre d’après Van Dyck

« Cette femme est un démon ; c’est un esprit vaste, capable des choses les plus hardies, il faut la mettre en lieu sûr », voici comment le cardinal de Richelieu décrit l’impétueuse Princesse de Phalsboug-Lixheim. Cette seule citation nous laisse deviner l’impression que cette figure hors du commun a pu laisser jadis dans l’esprit de ses contemporains. Aujourd’hui méconnue du grand public, nous nous proposons de vous replonger dans l’histoire singulière de l’une des femmes, qui a gouverné une partie des Vosges du Nord au XVIIe siècle.

Une fille cadette de la maison de Lorraine, devenue Princesse régnante

C’est le 7 avril 1605 que naquit à Nancy, Henriette, fille de François de Vaudémont, et de Christine de Salm. Nièce du Duc Henri II de Lorraine, son destin fut bouleversé par la lutte dynastique, qui conduisit le duché au bord de la guerre civile. En effet, en ce début de XVIIe siècle, la succession au trône de Lorraine fit l’objet d’une controverse, fomentée par le père d’Henriette. Le Duc Henri n’ayant que deux filles, le comte de Vaudémont vit dans cette situation une occasion pour court-circuiter le pouvoir ducal. Il présenta à cette fin, le testament du Duc René II retrouvé à l’Hôtel de Guise à Paris. Oubliée des siècles durant, cette pièce prouvait que la loi Salique s’appliquait de fait au Duché de Lorraine, et que s’y appliquait donc la stricte primogéniture masculine. La légitimité de la fille aînée du Duc, Nicole, devint donc caduque.

Si l’origine du document avancé semble plus que douteuse, il permit néanmoins au Comte de Vaudémont de semer le trouble et de rallier à sa cause une partie de la jeune et fougueuse noblesse lorraine. Soucieux de ne pas laisser le Duché se déchirer, Henri II se résolut à conclure un arrangement, qui devait satisfaire les revendications des deux partis : son héritière, la princesse Nicole, épouserait donc Charles, fils aîné de François de Vaudémont.

Tassin, le gowernement de Phaltzbourg & Liksim

Si cette décision semblait la plus adéquate, elle n’était pas sans soulever d’épineuses problématiques. En effet, Nicole de Lorraine devait originellement contracter une union avec Louis de Lorraine, fils naturel du cardinal Louis II de Guise et favori de Henri II. Suite à ces bouleversements, il fut décidé que ce serait finalement Henriette qui épouserait Louis de Lorraine ! La toute jeune fille fut horrifiée par cette perspective. Jeune adolescente, elle s’enfuit à pied, traversant tout Nancy de nuit, pour se réfugier dans un couvent. Ramenée auprès de sa famille, elle dut finalement se résoudre à cette mésalliance, qu’elle voyait comme une honte. Elle ne manquerait pas, tout au long de leur vie matrimoniale d’exprimer tout son mépris et sa haine pour ce mari, imposé par les stratégies politiques. Le père d’Henriette eut à propos de la perspective de ce mariage des paroles, qui en disent long sur le caractère de la future épouse : « Eh bien ! Soit ; que ce bâtard épouse ma fille… s’il l’ose ! » Pour qu’elle daigne consentir à la mésalliance qui lui était réservée, Henriette exigea que soit retiré le lambel des armes de Louis de Lorraine, qui trahissait sa bâtardise. C’est ainsi qu’en 1621 eurent lieu les mariages de la sanglotante Nicole et de Charles de Vaudémont, puis celui de la hautaine Henriette avec Louis de Lorraine.

 

Le couple formé par Henriette et Louis jouissait d’une influence et d’un pouvoir conséquents. Dès 1624, Louis de Lorraine avait obtenu du duc Henri II les terres de Phalsbourg. Le 30 janvier de la même année, Henriette se vit offrir en apanage, par le même Duc, les terres de Lixheim, qu’il venait d’acheter à l’Electeur palatin Frédéric V. En 1629, après l’avènement de Charles IV sur le trône ducal, ce-dernier voulut élever sa sœur au rang de Princesse régnante. A ce titre, il fit ériger en principauté franche et immédiate du Saint Empire Romain Germanique les seigneuries de Phalsbourg et de Lixheim. Dans les Vosges du Nord, le pouvoir du couple princier s’étendait de Phalsbourg-Lixheim jusqu’aux portes de la Petite-Pierre, à Grauftahl notamment, et jusqu’à Montbronn. Du reste, leur influence pesait aussi sur la ville clef du territoire de l’ancien comté de Bitche, puisque Louis de Lorraine en avait été nommé gouverneur et portait le titre de Comte de Bitche.

Toutefois, en dépit de ses titres et fonctions, la princesse Henriette s’ennuyait derrière les murailles de Phalsbourg, elle espérait que la fortune la ramènerait un jour à la cour de Nancy. Il fallut attendre la mort de ce mari tant abhorré en décembre 1631, pour que le destin de l’altière femme prenne une tournure romanesque.

Tassin, plan de la cité de Lixheim

Une princesse « fausse monnayeuse »

Double tournois frappé à l’effigie d’Henriette de Lorraine

En 1633, les conseillers d’Henriette proposèrent à la Princesse de faire battre monnaie en ses terres de Lixheim. Possédant les droits régaliens sur ses terres, rien ne l’empêchait en effet de lancer un atelier monétaire. Toutefois, le contexte économique était loin d’être favorable à une telle entreprise. La principauté relevant de l’empire, Henriette n’était d’ailleurs à même de frapper que les monnaies y ayant cours. Pourtant, elle ne frapperait légalement des Kreuzers propres à Lixheim qu’en 1634, car son projet initial était tout autre…

Dès le second semestre de l’année 1633, des doubles tournois sont frappés à l’effigie de la Princesse. Son revers est une imitation servile du double tournois de Louis XIII, frappé des fleurs de lys. Or la copie du modèle français nous démontre la volonté frauduleuse d’Henriette. Elle souhaite faire circuler ses monnaies en France et ainsi contrarier le Roi de France par cette arrogante provocation.

Dès le 26 août 1633, ces monnaies furent décriées dans le Royaume de France, et leur circulation fut de fait interdite. La même année on décria également les imitations des douzains d’Henri IV par la Princesse. D’ailleurs, afin d’encourager la lutte contre ces fausses monnaies, on promit des primes aux dénonciateurs.

Henriette, ne se laissant pas intimider par ces décris, continua de faire frapper les doubles tournois, ajoutant, en 1634, un lambel afin de contourner les arrêts dont ils faisaient l’objet. Par ailleurs, profitant de la cessation de l’activité de l’atelier monétaire de Nancy en 1634, elle n’hésita pas à imiter les monnaies de son frère : le teston et le gros notamment.

C’est en 1634, lorsque les troupes françaises et suédoises démantelèrent la place forte de Lixheim que fut définitivement mis un terme à la fascinante aventure numismatique qu’avait entrepris la Princesse Henriette.

 

L’ennemie mortelle de Louis XIII et Richelieu

Aussi intrépide, mais moins censé que sa sœur, le duc Charles IV apportait massivement son soutien aux ennemis du Roi de France, en les accueillant à Nancy. Par ailleurs, il avait consenti au mariage de sa sœur Marguerite avec Gaston d’Orléans, opposé à Louis XIII. Cette situation avait fini par irriter le pouvoir royal, et Richelieu suggéra la conquête de la Lorraine.

 

Durant le siège de Nancy en 1633, Henriette avait su exprimer toutes les qualités militaires qui sommeillaient en elle depuis sa plus tendre enfance. En effet, du haut de ses 22 ans, la fine Henriette était dotée d’une beauté reconnue de tous. Son allure frêle n’en dissimulait pas moins la parfaite cavalière qu’elle était, dotée d’une grande force physique et d’une connaissance parfaite des faits d’armes. Elle s’indignait de voir l’installation du siège et l’inaction des troupes lorraines. Vêtue en Amazone, elle montait sur les remparts, les armes à la main, afin de motiver les troupes. Galvanisés par sa présence, les soldats se regroupèrent au sommet des remparts et firent feu. Louis XIII, visitant les installations du camp, fut recouvert de terre par l’un coup de canon qu’Henriette somma de faire tirer. La témérité de la jeune femme durant le siège ne fit que nourrir l’inimitié profonde du Roi de France pour la Princesse. Mais forte et sûre de ses convictions, elle déclara : « Ne vaut-il pas mieux s’ensevelir glorieusement sous ses propres ruines, que de perdre lâchement les biens, l’honneur et la liberté ? »

Peeter de Jode, Beatrix de Cusance d’après Van Dyck

Contre l’avis d’Henriette, le Duc Charles convint pourtant d’un cesser le feu. « On croirait vraiment qu’ils ont peur ! », déclara-t-elle en apprenant cette couarde décision. La faiblesse du Duc profita au Roi de France, qui, à la faveur d’une entrevue avec le Duc de Lorraine fit arrêter le souverain lorrain, et réclamer la ville de Nancy en échange de sa liberté. Face à ce chantage déloyal, on livra les clefs de Nancy aux Français. Dès lors, les moindres faits et gestes d’Henriette furent scrupuleusement surveillés par les occupants. Richelieu, « l’homme rouge » comme elle l’appelait, souhaitait ramener Henriette à Paris, elle fut donc assignée à résidence. Prisonnière de sa propre maison, elle n’entendait pas se soumettre aux projets du cardinal. Il lui fallut trouver un subterfuge pour fuir Nancy.

Or, il se trouve qu’on avait laissé au service d’Henriette un écuyer, d’origine anglaise, que l’on nommait Chevalier de Bronde. Resté infirme de ses activités belliqueuses de jeunesse, il était boiteux et souffrait épisodiquement. Un jour, il décida de se rendre en neuvaine à Bonsecours pour obtenir sa guérison. Quatre jours durant, il quitta la résidence de la Princesse en carrosse, les jambes étendues et couvertes. Or le dernier jour, c’est recroquevillée sous cette même couverture, qu’Henriette de Lixheim échappa à sa captivité, au nez et à la barbe des Français. Arrivée au bois de la Malgrange, un cheval attendait la fugitive, et c’est en costume de cornette, que l’intrépide Henriette prit la direction de la Franche-Comté, accompagnée de deux soldats, ignorant tout de l’identité de la personne qu’ils escortaient.

Apprenant l’évasion de la Princesse, les Français envoyèrent deux-cents soldats à sa poursuite. Toutefois, Henriette prit le soin de faire couper toutes les cordes des bacs, qui lui avaient permis de traverser les cours d’eau, entravant ainsi fâcheusement la progression de ses poursuivants.

Arrivée à Besançon, elle établit une véritable dynamique de reconquête au sein de la noblesse lorraine exilée. Toutefois, elle supplia en vain son frère, le Duc Charles, de se lancer dans une reconquête de ses terres. Celui-ci n’avait alors à l’esprit, que le souci de plaire à celle qui avait ravi son cœur, Béatrix de Cusance, princesse de Cante-Croix. Il finirait par épouser cette femme, étant encore marié à Nicole de Lorraine, depuis bien longtemps évincée de sa vie.

Une longue errance

Irritée par l’inaction de son frère, Henriette fomenta l’idée de partir elle-même en guerre, appuyée par des généraux espagnols, qu’elle avait ralliés à sa cause. Toutefois, ces-derniers n’osèrent pas s’engager contre l’avis de Charles IV. C’est alors qu’elle se résolut à rejoindre Bruxelles, afin de demander à l’archiduc, aide et protection pour elle et son frère.

Pour ce faire, elle décida qu’il serait plus prudent de contourner la Lorraine, où elle courait le risque d’être rapidement démasquée. Elle fit alors un choix hardi, puisqu’elle décida de passer par le Royaume de France, par Chaumont, puis Troyes, travestie en officier français et accompagnée par deux domestiques armés. Son périple fut sans heurts jusqu’à son arrivée à Capelle. On dit que dans cette ville, elle fut surprise à la fenêtre par un soldat qui l’avait vue un jour à Nancy. Ayant eu l’imprudence d’enlever son chapeau, la Princesse déroula sa longue chevelure. Ainsi démasquée, elle fut enfermée au château de la ville. Toutefois, l’un de ses domestiques se chargea de soudoyer le gardien de la prison de cinq-cents pistoles. Elle quitta Capelle vêtue en habit de laquais, traversant les champs et passant de village en village pour enfin rejoindre les Flandres.

Dans son ensemble, le périple jusqu’à Bruxelles dura un long mois. La nouvelle s’en répandit rapidement dans la ville. La hardiesse de la Princesse ne manqua pas d’impressionner la noblesse espagnole des Pays-Bas. Philippe IV lui-même, ayant ouï-dire du courage d’Henriette, proposa la régence des Pays-Bas à la Princesse. En effet, le souverain aurait eu ces paroles au sujet d’Henriette : « qu’on me donne deux généraux comme cette femme et nos ennemis trembleront ! » Toutefois, pour une raison inconnue et contre toute attente, elle refusa la proposition du souverain.

Un mariage d’amour

La princesse s’était laissée accompagner dans son voyage en Flandre par un jeune espagnol, du nom de Carlos Guasco. Fils du marquis de Sallerio, il ne pouvait prétendre à une union avec une femme issue d’une maison souveraine. Toutefois, il avait su attendrir la Princesse, en la servant de la manière la plus dévouée qu’il soit.

A la mort de son père, Carlos Guasco, devenu à sa suite marquis de Sallerio, continua à nourrir pour Henriette une dévotion presque religieuse, qui finit par faire tomber les dernières barrières de la Princesse. Progressivement désarçonnée par le charme de ce jeune-homme, devenu gouverneur de la ville de Bruges, elle commença à nourrir des sentiments véritables pour lui, et à envisager de manière plus que sérieuse une nouvelle mésalliance.

Pourtant, sa situation financière devint plus qu’inquiétante. Se retrouvant sans ressources, Henriette emprunta de fortes sommes d’argent. Elle dut même se résoudre à vendre ses parures de diamants, qui constituaient son ultime fortune. Acculée, elle écrivit à la Régente de France, Anne d’Autriche, pour que son fils Louis XIV, lui accorde le droit de retourner sur les terres de sa principauté. Curieusement, sa requête lui fut accordée. Mais au jour du départ pour Phalsbourg, elle revit le marquis de Sallerio ; elle en fut incapable de quitter les Pays-Bas…

 

Partout se répandit alors la rumeur que la Princesse avait accordé sa main au gouverneur de Bruges. Cette alliance semblait folle, et nombreux furent ceux qui s’élevèrent contre une telle idée. Toutefois, ce n’est pas le frère d’Henriette, qui aurait pu la blâmer, lui qui s’était fourvoyé dans une forme de polygamie nourrissant le scandale. Toutefois, face aux réticences générales, il semblait impossible que l’archevêque de Malines consente à cette union. La princesse exigea néanmoins en 1644 une entrevue avec ce-dernier. Elle lui signifia que pour qu’un mariage soit valide, il suffit qu’un prêtre entende les consentements mutuels des époux, devant témoins. C’est alors qu’Henriette et Carlos se jetèrent à ses pieds et prononcèrent leurs vœux, avant que ne paraissent, en guise de témoins, des valets des deux époux. L’archevêque, qui se devait de donner une bénédiction à cette union, resta interdit. Alors, le marquis de Sallerio, exigeant ce qui leur était dû, n’eut pour seule réponse du clerc : « je vous maudis ! »

Toutefois, sans nul doute sous l’influence de l’entregent de l’archevêque de Malines, Sallerio fut rappelé à Bruges et fait prisonnier. Henriette, revendiquant son titre d’épouse du marquis tenta par tous les moyens de le faire libérer. Mais elle n’obtint pas même le droit de correspondre avec lui. Face à cette insistance, Philippe IV se laissa émouvoir par les entreprises folles de celle qu’il aurait voulu voir régente de ses terres flamandes. Il libéra donc le marquis de Sallerio et l’éleva au rang de Prince. Cependant, la malédiction poursuivit le mari d’Henriette qui mourut deux ans après sa libération.

La « princesse de Lixin »

A la mort de Sallerio, et confirmée dans ses droits sur les terres de Phaslbourg et Lixheim par Louis XIV, Henriette s’installa à Anvers. Elle ne se faisait alors appeler que sous le nom de Princesse de Lixin. Elle constitua à Anvers une véritable cour, composée de gentilshommes de toute l’Europe, autours desquels gravitaient des peintres, des poètes et des savants. Son loisir favori était la chasse, et elle courait le cerf, de longues journées durant.

Portrait d’Henriette de Lorraine, d’après Van Dyck, datant sans doute de la période anversoise de la Princesse

Au cours de cette période faste de son existence, elle convola brièvement avec un gentilhomme, Christophe de Moura, qui mourut fort peu de temps après.

En 1650, la Princesse de Lixin reçut à sa cours anversoise un certain François Grimaldi. Quelques mois plus tard, on apprit sans même s’en surprendre, qu’elle avait épousé le gentilhomme. Toutefois, cette ultime mésalliance ne manqua pas d’irriter le Duc Charles. Très mécontent de n’avoir pas été consulté pour ce mariage, il entreprit une lutte acharnée contre sa sœur. Il fit donc saisir tous ses biens en terres lorraines par arrêt du parlement, siégeant alors au Luxembourg : sa principauté, ses bijoux, son hôtel particulier à Epinal furent réquisitionnés. Ayant ainsi spolié sa soeur, il ne restait plus qu’au Duc à missionner l’un de ses sbires pour faire enlever la Princesse et l’enfermer dans un couvent. L’enlèvement devait avoir lieu au cours d’une partie de chasse. Sans doute informée secrètement des desseins de son frère, elle renonça un jour à y participer, prétextant être malade.

En réponse aux manigances de son frère, elle fit saisir tous les biens de ce-dernier en terres flamandes, en déposant une requête au parlement de Malines. Triomphante, la Princesse réclama le retour de ses biens et de sa souveraineté sur les terres de Phalsbourg et Lixheim. Ne s’attendant pas à des représailles aussi virulentes, Charles IV dut céder aux demandes de sa sœur. Il savait qu’il était inutile de lutter contre la ténacité de cette « sotte de Lixin », comme il l’appelait alors.

Le bref retour en Lorraine

C’est accompagnée de son nouvel époux, François Grimaldi, qu’Henriette retourna en Lorraine sur ses terres, avant même le traité de Vic sur Seille (1661) qui faisait suite au Traité des Pyrénées (1559) et qui avait pacifié les troubles de la Guerre de Trente ans.

Elle retrouva son château de Sampigny dévasté, et, dans l’attente de sa rénovation, le couple s’installa en son fief de Neufchâteau. Henriette y mourut, le 16 mai 1660, emportée dit-on par la petite vérole. Elle fut inhumée dans le caveau de l’église Sainte-Lucie de Sampigny.

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